Spéciale dédicace

Posté le 09 mars 2022 rédigé par Éric Chatenet classé dans Journal du SCASB, Info Club
Mots clés : Sortie Club, Info Club, Parcours n°8

Franky, Francois, spéciale dédicace.

Dimanche, 8h00. Vite, vite, je suis à la bourre. Je me suis levé trop tard, ou c’est le réveil ?… vite il me faut m’habiller… je vais les louper, c’est sûr !
Je descends à toute vitesse, le vélo est déjà dans la voiture, je pars à leur rencontre. À Villebon, je m’équipe, un coup d’oeil à droite…

… Le train jaune et rouge passe devant moi et je l’attrape.

C’était limite ce coup-ci. Mais je suis avec les copains. Devant Remi et Felipe s’arrachent trainant derrière la meute sur le plateau des Ulis.

J’ai mal aux cannes, je me planque. J’ai une excuse pour une fois. Le Vexin. Le Vexin avec François et Franky, les FFs. Samedi nous nous sommes retrouvés sur les routes de Paris Nice. Départ, Mantes la Ville pour parcourir le Vexin.

Pour ceux qui ne connaissent pas le Vexin, cela ressemble à chez nous. Sauf en bord de Seine, car c’est plus… pentu ? Les coups de cul sont frais car neufs mais bien rudes. Et mes deux joyeux ne semblaient pas s’en rendre compte, eux. Au début, ils m’expliquent qu’il faut chercher un groupe pour s’économiser. Oui, et et donc à chaque fois, ils essayent de reprendre le groupe de devant. Jamais ils n’ont pensé à se laisser rattraper, nan, nan, pas une seule fois. Surtout que le groupe de devant, il cherchait aussi à rattraper ceux de devant, etc… Et puis quant à force d’efforts, on le “rattrape”, ce satané groupe, et bien devant il y en a un autre, etc… ad nauseum. J’ai bien essayé de détourner leur attention vers la beauté du paysage, de ces falaises de craie découpées par une Seine néolithique, de ces sablières noyées d’eau que de brumeux poètes ont sans aucun doute déjà décrites. Nada.

J’ai bien insisté plusieurs fois pour qu’il me laisse là, seul, face au vent, dans ces [CENSURÉ] de coup du cul du Vexin, histoire de mourir en douce (vous le savez, les éléphants se cachent toujours pour mourir). Niet.

Ils sont restés avec moi jusqu’au bout des 88 km avec que des bosses, et des bosses et puis aussi des bosses. J’ai bien senti avec eux ce que boulet voulait dire.

Mais revenons à dimanche et le groupe. KIKIYA ? Les figures habituelles : Philippe, Christian Maurial de retour avec nous. Laurence qui fonce le casque en arrière et râle, Dominique en peine, Claudio et Jean-Claude ferme la marche. Il y en a d’autres dont le nom m’échappe encore. Mais pas de FFs ? Y sont où les deux FFs ? P't’être qu’ils sont fatigués, eux, p't’être qu’ils glandent en pyjama en prenant leur Benco. Ou alors ils restent au lit, pasque décidemment le vélo ça fait “mal aux jambes”. Moi, pas. J’suis FRAIS. C’est bon de rouler aujourd’hui. Le boulet se cabre… enfin il va pas tarder. Mais pas tout de suite, car l’allure est vive. Christian m’encourage à rester caché. Moi qui suis un bon garçon, et respectueux, j’exécute.

Je crains juste les coups de cul. Justement le premier arrive, les 17 tournants. Au fur et à mesure, le groupe s’étire. Laurence me demande de l’attendre en haut. Bien sûr que je vais le faire. Tu parles, cela me permet de me reposer.

Direction Saint-Lambert, Philippe envoie. La côte précédente a fait déjà voler le groupe en éclat. A la ferme du Rhodon, il en manque, 2 ou 3. Ils se sont arrêtés pour se débarrasser d’un excès d’eau (pisser ? non ?) mais la troupe, toute à sa vitesse, les a négligés. Ils ne l’oublieront pas. De Chevreuse, la montée vers les Molières se passe plutôt bien, cette fois ci nous nous attendons avant de repartir. L’allure croit comme à l’habitude, les bourrins sentent l’écurie. Une dernière pancarte pour Claudio, l’un des pisseurs, il se venge. L’Escargot, histoire de se faire du bien. Christiane et Norbert nous rattrape enfin après avoir chassé tout le matin. La sortie se termine sous le soleil. Je suis satisfait. Un peu fatigué mais moi Mossieur, j’étais sur mon vélo samedi et dimanche. Pas comme certains.

Éric C.

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