Info club du 20 février 2022

Posté le 22 février 2022 rédigé par SCASB classé dans Journal du SCASB, Info Club
Mots clés : Info club, Sortie Club, Parcours n°09

Billet de sortie ventée

25, 26 peut être 28 km par heure… C'est bien le maxi dans les grandes lignes droites du plateau des Molières. Cela fait plus d'une demi-heure, que nous avons le vent dans la truffe et que nous peinons sans bruit.  
 
Ce n'est pas un petit vent sournois. Non, non, mais celui, bien franc, qui te regarde dans les yeux et qui te colle au fond de ton cuissard. Dès qu'un obstacle le détourne, tout redevient facile. Mais qu'il s'escamote et tu prends ou plutôt reprends. 
Je m'en étais bien aperçu ce matin en partant de la maison pour rejoindre le "club house" de Ballainvilliers. Cela faisait longtemps que je n'étais pas allé à la base. Et ce matin, la montée d'Orsay est facile, la traversée de la zone aussi, la plaine de Saulx, une sinécure. Je vais tellement vite que j'arrive presque au moment du départ et croise Nelly. Demi-tour, un peu de parlotte, et dès la sortie de Ballain, ça souffle. Christian m’explique ce que sera ma position : « aujourd'hui, les grands, c'est devant !!!! », Marcel, le taureau des Pyrénées sourit. Il s'en fiche, il sera devant quoiqu'il arrive.

Sur le plateau de Villejust, deux groupes se forment. Puis c'est l'affrontement, la confrontation au Zéphyr. Il vient du Sud-Ouest et sur les plateaux nous allons vers lui, chiche ?  

 
Alors on s'organise. Chacun son tour, on participe à l'avancée. Derrière Tancrède, c'est facile. Avec ses cuisses de lutteur, il pousse fort. Rémi, Christian, Patrick relaient. Si Felipe s'est placé en tête au début, prudemment, maintenant, il suit. C'est qu'il en faut de la science pour bien rouler en la circonstance ; garder sa ligne, doubler par la droite, passer devant sans accélérer, rendre la main rapidement, et chopper la roue de devant pour repartir ensuite.  
 
Dominique envoie, il a la bouche ouverte. Ses relais sont énergiques, ceux de François constants. Bertrand est un peu en retrait. Enfin pas autant que certains membres d'un certain Team Parino. C'est normal, on y trouve plus de cuisiniers, en vacances, que de cyclistes. Pour en revenir à Bertrand, LUI, Il est là et en ch…
 
Chacun fait ce qu'il peut, la troupe progresse vers sa délivrance. Après Cernay, nous faisons maintenant route vers la Celle des Bordes.  Si le ciel et le vent étaient tout à l'heure bretons, maintenant c'est la douceur vallonnée d'un piémont. En plus le soleil se met à briller. Quel pied !!!  
 
Je ne vois plus que le soleil qui poudroie et l'herbe qui verdoie… et… deux zozos qui se tirent la bourre pour une pancarte. Plus tard Bertrand (oui celui qui est « un peu en retrait ») m'expliquera que Tancrède l'avait « provoqué ». Il continuera à divaguer sur sa science de la course et comment il fallait ne pas se faire avoir par le Claudio, qui est d'ailleurs un sacré démon (ce n'est pas le nom qu'il emploie), qu'il avait lancé Tancrède la dernière fois pour un sprint, etc… le tout avec un petit sourire narquois. « Tu parles », précise Tancrède, « Soi-disant qu'il me lance mais à 50 km/h, j'peux pas le doubler ». Bref une vraie conversation de grandes bouches.  
 
Aller avec le vent, c'est raccourcir les distances. Ça tombe bien, j'ai envie de rentrer. Je quitte la troupe avant l'emballage final. L'emballement final serait plus juste si je reprends les explications de Bertrand.  
80 km à presque 26 de moyenne. Pas de groupe 1 aujourd'hui, ils ne peuvent pas apprécier la perf. Bô parcours, belle journée, j'ai bien fait de venir. Je reviendrai. 

Éric C.

1 commentaire

#1 samedi 26 février 2022 @ 08:56 François a dit :

Jolie plume 👍🏻

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