Des nouvelles d'Éric C.

Posté le 22 juillet 2019 rédigé par SCASB classé dans Journal du SCASB, Info Club
Mots clés : Accident

Court récit de mon aventure

Ce matin, mercredi 17, j'ai bien envie d'aller voir les copains. Pas en forme mais j'ai du temps, je commence à midi, bien suffisant pour jouer un peu. D'ailleurs, je trouverai bien des rigolos pour ça. Il y en a toujours. Tu pousses un peu… un regard… ton copain accélère… le troisième se glisse dans la roue, le quatrième en remet une couche, etc… Et sans le vouloir, comme pas fait exprès, l'allure augmente, augmente.
Bon, ça reste raisonnable. Pas les fadas du groupe 1 (j'peux pas suivre… même en me planquant derrière les oreilles de Branky) juste des fadas du groupe 2 ou 1bis, enfin bref des fadas. Mais nous sommes toujours raisonnables surtout dans les montées (c'est bizarre ça dans les montées, ça se calme comme si l'excitation était inversement proportionnelle à la pente, sauf pour l'aigle de Tolède, Federico Philippo Vidal Bahamontes qui dans ces moments pose gentiment, proprement et même délicatement des mines).
Il n'y a aussi les pancartes qui les excitent, les Gégé, les Jojo (beau parcours), les Christian (le roi de la montagne catégorie gros braquet), les Norbert (je roule à fond je peux pas m'en empêcher), les René (j'ai mal aux jambes), les Didier (j'm'accroche, j'explose et je recommence ad eternam) et tous les autres.

Et bien finalement, ce mercredi je ne pourrais pas aller jouer…

Je m'engage tranquillement et doucement sur ring des Ulis. C'est le plus court chemin vers Marcoussis pour rejoindre au niveau de la route de Bel Air le groupe du Mercredi parti de Ballain'. Il est 8h10, il n'y a pas trop de circulation. Je remarque juste cette jeune femme au volant de sa 206 qui ne semble pas me voir et souhaite entrer dans le ring. Je me déporte, voie de gauche, "bing", Elle me tape l’arrière au niveau du cadre ou de la roue. Je tombe sur le coté gauche, cherche à me protéger avec le coude. C'est lui qui réceptionne les 85 kg de l'athlète sur-entrainé. Devant tant de sollicitudes, il rompt.
Je me relève, très énervé et très effrayé. J'ai peur, pas vraiment mal, je m'assois par terre, un dépanneur appelle les pompiers qui relaient vers la police. Yves passe (merci Yves), me demande des nouvelles, je cherche à le rassurer sur ma prise en charge. Quand les pompiers arrivent, je monte dans leur véhicule, je transpire comme après deux ascensions du Mont Ventoux par 40°, j'ai encore peur. C'est à l’hôpital d'Orsay (au passage, merci à l'épouse de Gégé pour sa gentillesse ainsi qu'à toute l'équipe soignante) que je perd cette sensation. Rapidement un calendrier se dessine, opération le lendemain pose de broches et d'agraphes et deux mois d'arrêt ainsi que trois mois sans efforts.
C'est pour cela que je vous écris ce petit mot, merci à Gégé de le relayer.
Trois mois sans jouer avec vous ca va être très long. Trois mois sans votre gentillesse, votre attention cela me navre. Mon premier souvenir de vélo avec vous a dessiné un joli portrait du club. Le 18 septembre 2016, j'arrive au local. C'est la première fois que je fais parti d'un club de vélo. Ce n'est pas du tout mon univers aussi je me fais discret. Nous partons et au bout de 5 km, je crève. J'ai la honte !!! Comme disent les djeunes.
Et bien vous m'attendez !!! Vous me réparez la roue !!! (Avec les grosses paluches de Marcel et René) Et avec sourire et simplicité (Christian, Nelly, etc...). Premier contact, bon contact, la suite a été de ce niveau.

Merci à tous, ceux que je n'ai pas cité (c'est d'ailleurs pour cela que je n'écris pas de billet car je ne retiens pas bien les noms) et ceux que j'ai nommés. Je vous retrouve dans trois (quatre ??) mois.

Eric C.

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